Et si la crise que nous traversons nous avait ouvert les yeux sur le bien-être de nos montures ? Enseignement
15 avr. 2020
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Je vous présente Celénia d’Ors, jument de sport de 8 ans (ma propriété) très proche de l’homme et totalement imbuvable avec ses congénères.

Elle vit au boxe avec sortie journalière au paddock, très froide et difficile au travail, très regardante, une musculature difficile à faire, pas trop de souplesse.

Et Donuts, hongre de 7 ans, cheval de sport également (appartenant à une amie), hyperactif, hypersensible, toujours à l’affut d’une bêtise à faire, sujets à des problèmes gastriques du au stress. Il vit aussi au boxe avec sorties journalières. Dur à gérer au travail car imprévisible. Insortable en balade.

La veille de l’annonce du confinement, prise de panique à l’idée de ne plus pouvoir venir monter les chevaux du à la fermeture des écuries aux propriétaires, je décide in-extremis de les déferrer et de les mettre au pré (j’ai de de chance d’en avoir).

Dans la précipitation aucune question à se poser : vont-ils bien s’entendre, vont-ils supporter le passage radical et brusque de « confinement » à « déconfinement » total ? et la nourriture ? la ferrure ? la gestion des couvertures ? la mise au repos ? les soucis physiques liés au pré ? …..

Cela fait maintenant un mois que les 2 chevaux Donuts et Celenia totalement insociables avec les autres chevaux aux écuries vivent harmonieusement leur petite parenthèse de vacances qui est loin d’être terminée….

En les observant tous les jours, les constats positifs laissent à réfléchir :

- Plus aucun signe d’agressivité au moment de donner la nourriture (je continue à les complémenter matin et soir avec du floconné) d’où surement une baisse des ulcères et autres problèmes gastriques bien connus des chevaux de sport vivant au boxe.

- Une vitalité qui fait plaisir à voir (sans excès cependant) avec des chevaux bien dans leurs têtes.

- Des balades quasi journalières ave Donut qui ne pouvait pas avant le pré sortir sans être dans un état de stress maximum, aujourd’hui nous le montons rênes longues !

- Une jolie musculature malgré le peu de travail du aux kilomètres parcourus au pré chaque jour.

- Des tendons très secs et beaux qui font poser la question laisser les postérieurs déferrés à la reprise du travail.

Notre confinement a entrainé leurs déconfinements et leur liberté alors posons nous les bonnes questions à savoir que nos chevaux de sport ont le droit eux aussi à vivre autrement que dans 3 m2 toute l’année, ce n’est pas parce que ce sont des athlètes qu’ils ne sont pas compatibles avec une vie au pré surveillée.

L'auteur

Equi coaching - teambuilding - cours particuliers et collectifs - marketing et communication pour les centres équestres - équithérapie

dans le département des Yvelines et en région parisienne